Est
Arrivé tard ,
égaré
en fin de désert
les cheveux sablés
décoiffé
sandales de moine
aux pieds ,
prêt à s’excuser
du temps passé…
arrimé ses yeux
sans conditions
essuyé le sel à mer
autour de ses paupières
trop plein de lumière
pour un soir d’été
nulle conversation
définitive
n’exige
de longues phrases …
serez-vous mien
jusqu’à demain
et puis ,un autre jour ?
Je n’en sais rien …
cordes usées
à force de traîner
dans la poussière
les poignets gris
et les chevilles
aussi
refermé les doigts
autour ,un à un,
machinalement
le titre de servant
vous irait bien …
chut!
eh oui, que pourrait dire la licorne à vingt-deux heures cinquante sept ?
Chut , ne réveillez pas les princes qui dorment dans les hautes herbes
....
Depuis , je suis devenue impératrice et je me couche à 2 heures du matin !
Il y a non loin de là ,des fenêtres hautes éclairées et sans doute
,derrière ,des gens qui jacassent , boivent du champagne ,se félicitent
d'être en vitrine et en costumes de scène ...il y en a partout ...de
ceux qui ont besoin d'oripaux pour exister mais il y a ,plus loin, la
forêt et nul ne peut dire ce que savent les arbres, la brume est
blanche et les brindilles recouvrent encore l'herbe ...nul ne pourra
jamais mais la pluie s'écoule au creux de leurs troncs immenses qui
pourrait tout noyer .
c'est une ville avec des rues sur du papier où derrière les murs ,les coeurs battent encore plus ou moins fort .
J'ai tout lu et mes yeux faisaient
les tours et les détours puis s'arrêtaient sous les fenêtres des filles
en noir et blanc avec des prénoms répétés à chaque début de prière .
Rien à voir avec la vierge du haut de la colline .