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c'est une ville avec des rues sur du papier où derrière les murs ,les coeurs battent encore plus ou moins fort .
J'ai tout lu et mes yeux faisaient
les tours et les détours puis s'arrêtaient sous les fenêtres des filles
en noir et blanc avec des prénoms répétés à chaque début de prière .
Rien à voir avec la vierge du haut de la colline .
Parfois ,tu
sembles t'éloigner mais c'est moi qui me protège ,m'entoure ,joue à
l'Impératrice sans toi ...Si tu paraissais de nouveau , je serais
échevelée et nus pieds .
Il y a le même soleil qu'aux terrasses de Notre-Dame lorsque Paris me
semblait enchanté pour la première fois ,à l'arrière de ton scooter .
De nouveau, il m'indiffère .
Je prends les gens que j'aime et je les soulève ,au dessus ,comme une tribu en transfert possible pour une autre planète .
Je me rappelle tous ces films qu'on regardait où les humains n'étaient
qu'apparence , où les aliens maitrisaient la terre depuis plusieurs
siècles , je savais que je voulais la lune et que j'étais l'égale des
dieux oubliés , je cherchais ta nature , tu cherchais à changer de
nature ...
Boulevard Malesherbes , aux Ambassadeurs ...à qui offrir des fleurs ,à présent ?
J'avais pensé assez vite qu'Esquilae ne devrait pas se contenter d'être
un merveilleux empire tendre et flottant , en souvenir de l'Empereur et
qu'il nous faudrait poser ce regard sur des êtres fragiles ou non mais
terriens pour leur proposer de partager s'ils en avaient envie
nos bulles douces ou délirantes .
J'avais pensé à ceux qui n'ont rien que des coins de rues et puis ,
j'ai poussé la porte d'un vieux café ....Chez THEO ne figure pas encore
dans l'inventaire impérial et n'y figurera peut-être jamais , mais il
est de notre responsabilité à présent , parce qu'il n'y a pas vraiment
de hasard ...
L’impératrice poussa un cri, et elle se jeta dans le bassin aux eaux dorées doucement frémissantes ; comme un cygne aux ailes levées, elle glissa vers son bien-aimé dans un léger bruit d’eau. Elle se pencha sur lui mais elle n’osa pas l’embrasser. Il gisait là, au-dessous d’elle, immobile, indiciblement beau mais indiciblement absent. Chacun de ses traits était là, ceux de l’homme fait et ceux du jeune homme, le prince, le chasseur, le bien-aimé, l’époux – mais rien de tout cela non plus n’était présent. Elle resta penchée sur lui, elle ne sut pas combien de temps ; elle ne faisait pas le moindre mouvement. Elle ressemblait à une statue, à une figure de plus sur le monument funéraire. Son souffle ne soulevait pas sa poitrine, son œil ne trahissait pas ce qu’elle ressentait ; deux larmes de cristal tombèrent de son visage